Le roman du 5 novembre : Norma


 L'histoire

Norma, sept ans, atterrit en foyer d'accueil sur fond de procès médiatique. Aussitôt, sa fragilité, son crâne nu, focalisent l'attention. Il émane quelque chose de spécial de cette fillette, mais quoi ? Sa présence, tel un révélateur, va bouleverser la vie du foyer, exacerber tensions et passions, précipiter les destins, notamment celui de Léo, adolescent brisé, violent, poursuivi par la poisse et l'incompréhension des adultes.

 

Ce premier roman, servi par une émotion à fleur de mots, est le reflet d'une société où chacun, en quête d'identité et d'amour, tente de se libérer des apparences.

 

L'auteure


Maïa Brami est écrivaine, poète, dramaturge, journaliste. Elle dirige également des ateliers d’écriture. L'enfance et la femme sont au cœur de son œuvre.

Lauréate de plusieurs Bourses et Résidences littéraires, elle a publié plus d’une vingtaine de livres pour petits et grands traduits dans différents pays.

 

 Le mot de l'éditeur

Publié initialement en 2006 aux éditions « Folies d’encre » , Norma est le premier roman de Maïa Brami. Il a été lauréat au 20e festival du premier roman de Chambéry . Il s’inscrit dans l’un des thèmes de prédilection de l’auteure : la place de l’enfant dans notre société. 

Les éditions d’Avallon ont fait le choix de republier ce roman contemporain en raison de ses qualités stylistiques (des dialogues réalistes, une écriture fluide) et de la force de son histoire. Ce roman a conservé toute sa pertinence et son actualité.

 


 

Ils ont aimé

« Lorsque Norma, une petite fille de 7 ans, arrive dans un foyer d’accueil, c’est le quotidien de Léo, qui est là depuis des années, qui va se retrouver bouleversé. Entre les deux enfants va se tisser un lien indéfectible. La petite Norma doit se reconstruire suite à un drame familial qui a amené à l’arrestation de ses parents. Que s’est-il donc passé ?

C’est avec beaucoup d’émotions que je referme ce court roman d’une grande intensité. J’ai vraiment été chamboulée tout au fil des pages et ce récit a su me toucher d’une manière forte.

L’auteure a abordé une multitude de thématiques. Je préfère ne pas vous les citer, afin de ne rien spoiler du récit. L’intrigue se dévoile par petites touches, et lorsque j’ai compris de quoi il en retournait, j’ai été chamboulée. Maïa fait preuve d’une grande acuité au moment de retranscrire les émotions de ses personnages.

J’ai été touchée par la belle relation d’amitié qui se tisse en les deux enfants au fur et à mesure des pages. Entre ces deux personnages blessés par un quotidien douloureux, les liens indéfectibles qui les unissent sont une véritable lueur d’espoir.

Les histoires respectives de Norma et Léo se dévoilent peu à peu. Les personnages secondaires ont également des secrets que le lecteur découvrira tout au fil des pages.

La plume est belle et d’une grande douceur. Avec beaucoup de sensibilité, l’auteure a réussit à retranscrire les émotions sans jamais trop en faire. Les petits chapitres permettent d’octroyer un très bon rythme à l’histoire.

Un récit empli de sensibilité, tendre et bouleversant. Avec une plume tout en délicatesse et des personnages attachants, l’auteure propose un petit récit qui a su me toucher. À découvrir sans hésiter. »

 Esther R., "Ma voix au chapitre"


« Une terrible histoire racontée avec beaucoup de justesse et de pudeur. L'histoire de Norma et de ses parents nous oblige à tourner les yeux sans complaisance vers ses parents et leur histoire, mais aussi vers les vies terrifiantes des autres enfants et adolescents.... et plus loin encore, les manques et les névroses des personnes qui les encadrent. C'est terriblement juste, et pitoyablement humain. »

Myriam Pele - Babelio

« Norma est une petite fille de sept ans lorsqu'elle arrive dans un foyer d’accueil et attire aussi l’attention de tous. Son crâne nu accroît l’impression de fragilité qui transparaît au premier regard. Léo, un ado d’une quinzaine d’années, révolté, brisé ("Sa tête est cris. On lui reproche son mutisme, son silence, mais comment réussir à parler avec toutes ces interférences dans le crâne ?"), dont les adultes redoutent la violence, est bouleversé par cette petite et espère la protéger et l’aider. Maïa Brami dépeint le quotidien des deux enfants et de quelques autres au milieu d’adultes non exempts de troubles psychologiques. Norma et Léo nous font part de leurs douloureux passés, des violences subies, du triste état de leurs familles. Un texte émouvant, un cri puissant entre douceur et violence d’enfants et d’adultes ayant subi des traumatismes dans leur plus tendre enfance et qui tentent malgré tout de trouver leur place mais aussi la confiance en l'autre. Un roman que l’on lit d’une traite ! »

Librairie Vaux-Livres